Catalogue 2016

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Crédit Photo: T.Deketelaere/ Triathlète Mag
A un mois de l’échéance olympique à Londres, quelques-uns des meilleurs triathlètes mondiaux se sont donné rendez-vous au départ du Garmin Triathlon de Paris, 4ème étape du  Grand Prix Lyonnaise des Eaux, pour une ultime confrontation.

Si l’étape parisienne du Grand Prix Lyonnaise des Eaux est devenue depuis plusieurs années une date incontournable pour les triathlètes, l’édition 2012 aura une saveur toute particulière pour de nombreux coureurs Elite. Friands du format sprint (750m de natation, 20km de cyclisme, 5km de course à pied soit la moitié du format olympique) qui leur permet de travailler la vitesse sans trop piocher dans les réserves, certains acteurs majeurs des courses olympiques (4 août pour les femmes, 7 août pour les hommes) comptent sur la mise en Seine parisienne pour décrocher un premier rôle.

Onzième le 24 juin à Kitzbühel sur la manche du Championnat du monde où il estime « avoir sauvé les meubles en s’accrochant », David Hauss, 28 ans, sera la tête d’affiche tricolore. « Après un stage à Font-Romeu avec des grosses séances de volume, la préparation est désormais axée sur la vitesse et le rythme, explique David, vainqueur au printemps à Ishigaki (Japon), de sa première Coupe du monde. Dans ce cadre, le Garmin Triathlon de Paris sur un format sprint va être très utile. Il est bien placé car il laisse du temps de voir ce qui ne va pas et de modifier un peu l’entraînement. A un mois des Jeux, le risque d’une chute à vélo est aussi moins grave. Je suis actuellement en stage à Davos (Suisse) mais je descendrai juste deux jours pour arriver à Paris vendredi et repartir dès le samedi après-midi pour reprendre le stage. » Un intermède parisien non sans ambition. « C’est la première fois que je vais faire cette course, confie Hauss, bien installé dans le top 5 du classement mondial. Gagner au pied de la Tour Eiffel, ça marquerait le coup. D’autant plus que mon nouveau club des Sables-Vendée Tri est vraiment super avec une ambiance très familiale et beaucoup de fraîcheur. Nous sommes dans la course pour le titre (le club est actuellement en tête après sa victoire à Toulouse et sa deuxième place à Dunkerque). Mais il va y avoir un très beau plateau. ça va nager vite et il y aura peut-être des échappées à vélo. Cela peut fortement ressembler au scénario de Londres. » Londres, justement, le Réunionnais y pense forcément déjà beaucoup. « Pour être honnête, après  Kitzbühel, nous sommes tous revenus un peu abattus en voyant la démonstration des frères Brownlee (Alistair et Jonathan, sociétaires de Sartrouville mais actuellement en stage à Saint Moritz, en Suisse). On se dit qu’il n’y a pas grand-chose à faire. Mais les Jeux, c’est la course d’un jour. Alors on va continuer à bosser. »

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Ce sera le même leitmotiv pour Vincent Luis, lui aussi sélectionné pour Londres, à la recherche de ses sensations après une longue période sans compétition due à une fracture de fatigue. Revenu sur le circuit mondial à Kitzbühel, le plus jeune des Bleus (23 ans) viendra lui aussi gagner du rythme sous ses couleurs de Sainte-Geneviève Triathlon. « Suite à mes six semaines d’arrêt en course à pied, j’ai besoin de courses en vue de Londres, commente Luis. Le Triathlon de Paris s’inscrit parfaitement dans ce cadre. Ce sera mon avant-dernière sortie avant les Jeux (Hambourg, le 21 juillet sera la dernière). J’ai beaucoup nagé et roulé pendant ma blessure ce qui m’a permis d’atteindre un bon niveau. Je peux donc me concentrer sur la course à pied. J’estime être à 75% de mon maximum. Je gagne 5% par semaine et vu qu’il reste cinq semaines, si mes calculs sont bons, ça devrait le faire. Paris est une date particulière. Quand on parle avec les étrangers du circuit, ils sont fascinés et hallucinés à l’idée de courir au pied de la Tour Eiffel. S’il y a une étape du Grand Prix à gagner dans l’année, c’est celle-là ! »

Des sélectionnés français mais pas uniquement.

Parmi les favoris pour les médailles olympiques, l’Espagnol Javier Gomez Noya, champion du monde sera à Paris la carte maîtresse de Sartrouville « Le Triathlon de Paris est un événement prestigieux, explique l'Espagnol, troisième à Kitzbühel et quatrième des Jeux de Pékin en 2008. Ce sera la première fois que je serai au départ du Grand Prix. A un mois des Jeux, c'est parfait. D'autant plus qu'en raison d'un virus, ma préparation a été retardée. Je vais pouvoir rattraper une partie de ce retard qui explique mon manque de rythme en course. En plus, je vais retrouver pas mal de futurs adversaires olympiques et ce sera donc une bonne occasion de me tester ». Sartrouville, champion de France des clubs depuis 2009, vainqueur de la deuxième étape à Dunkerque, qui comptera aussi sur le Britannique David McNamee, neuvième de la série mondiale de Kitzbühel.

Dans la course féminine, Emmie Charayron, leader d’une équipe du Lagardère Paris Racing actuellement 3e du Grand Prix Lyonnaise des Eaux derrière le TCG 79 Parthenay et Poissy Triathlon, entend elle aussi profiter au maximum de ce rendez-vous.  « Je suis vraiment heureuse de courir ce Grand Prix même si je ne vais pas arriver très fraiche car je suis actuellement en stage intensif à Vittel, confie la championne d’Europe 2011, troisième à Paris l’an dernier. Paris est une étape dans la préparation pour Londres et j’ai vraiment à cœur de réaliser une belle course. Cela doit permettre de valider des étapes dans le travail. Si le résultat est positif, ça ne peut faire que du bien au moral même s’il ne faudra pas s’enflammer. Et si c’est un peu moins bon, il ne faudra pas non plus dramatiser et rester focaliser sur l’objectif. Je suis en bonne forme et ça commence à être très bien. Je touche du bois pour que cela reste comme ça. » La cadette de l’équipe de France insiste aussi sur l’aspect événementiel de l’étape parisienne du Grand Prix Lyonnaise des Eaux. « C’est important de faire une belle course pour montrer que Paris, une ville magnifique, a le standing aujourd’hui pour devenir une étape du circuit mondial. Cette épreuve le mérite. »

L’équipe de France olympique sera aussi représentée à Paris par Jessica Harrison. Sous les couleurs de Poissy, revenu à la deuxième place du Grand prix Lyonnaise des Eaux grâce à sa victoire à Toulouse, « Jess », douzième il y a quatre ans à Pékin, estime être « dans la meilleure forme de (sa) vie ». « Le problème aux JO, c’est que les 54 autres filles au départ le seront aussi, rigole la Pisciacaise. Mais d’ici là il y a Paris et ce sera une course très importante. Individuellement, elle est intégrée à un cycle d’entraînement et va me permettre de travailler certains secteurs de la course que l’on aura ciblés. Les transitions par exemple ou la course à pied. Je fais le maximum en tout cas pour ne pas avoir le sentiment d’en avoir gardé en réserve. Et puis pour l’équipe de Poissy, il faut gagner cette étape parisienne et la suivante pour être championnes. »

Mais pour succéder à Charleville-Mézières, vainqueur l’an dernier à Paris notamment grâce à son Australienne Emma Moffatt, victorieuse en individuelle, le TCG 79 Parthenay fera probablement office de favori avec ses trois sélectionnées pour Londres, l’Australienne Emma Jackson (2e à Paris l’an dernier), la Néo-zélandaise Nicky Samuels  (6e à Kitzbühel) et l’Espagnole Ainhoa Murua (6e de la série mondiale de Madrid en mai). A suivre aussi la Chilienne du Tri Val de Gray, Barbara Riveros Diaz (4e à Kitzbühel) attendue elle aussi sur les bords de Seine… en attendant Hyde Park, dans un mois.

Plus d'infos sur www.triathlondeparis.fr