Catalogue 2016

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Photos Robert Goin

Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Andy Symonds est né le 28 avril 1981 à Manchester. Ingénieur en energies renouvelables chez Eole-Res, il réside à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône.

Tes victoires ?

2012

Drailles de la Galinette.

Snow Trail Ubaye Salomon.

Trail de Glanum.

2011

Les Templiers.

Hivernatrail.

Husky Guillestre trail.

La Ronde du Terroir.

 

2010

Silent Valley, Irlande, championnats Britanniques.

Lowe Alpine Mountain Marathon, Glen Fyne, Ecosse, avec Joe Symonds.

Glen Rosa Fell Race, championnats Ecossais.

Orobie SkyRaid, Italie, avec Tom Owens et Ricky Lightfoot.

Transalpine Run, avec Tom Owens.

Original Mountain Marathon, Dartmoor, Angleterre, avec Joe Symonds.

 

2009

Clachnaben, championnats Ecossais.

Lowe Alpine Mountain Marathon, Kintail, Ecosse, avec Jethro Lennox.

Loch Lochy Munros, Ecosse.

Ben Rinnes Hill Race, Ecosse.

Björkliden Arctic Mountain Marathon, Suède, avec Jethro Lennox.

Transalpine Run, avec Tom Owens.

Scottish Long Classics, série de courses de montagne sur longues distances.

 

Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?

A l’école et jusqu’à 16 ans j’ai fait beaucoup de rugby et du cross, deux sports obligatoires. J’ai bien aimé sortir sous la pluie sur des parcours boueux. D’autres élèves prenaient moins de plaisir ! Hors compétition je pratique occasionnellement le vtt, vélo de route et la randonnée en famille, souvent avec mon enfant de 17 kg sur le dos !

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Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?

Pour entre honnête, j’ai un peu de mal avec le mot trail, un terme très peu utilisé au Royaume-Uni. Je serais donc tenté de dire que ma première course de pur trail a été les Templiers en 2011. Avant mon arrivée en France, je pratiquais ce que j’appelle les « fell races », des courses sur montagne et le cross. J’aime surtout passer du temps dehors et découvrir des nouveaux endroits.

 

En trail, tu préfères quels distance et terrains ?

J’aime les parcours les plus montagneux et les plus techniques possibles. S’il y a un peu d’escalade tant mieux ! Mais en même temps j’ai envie de varier mes courses afin de voir des choses différentes. Chemins secs, terrain boueux, neige, un peu de tout. Avec mes origines dans le nord ouest de l’Angleterre je pense que je suis devenu pas mal à l’aise dans la boue, ce qui n’est pas très utile pour courir en Provence !

 

Ton état d’esprit avant et au départ d’une course ?

Un mélange d’envie de découvrir de nouveaux paysages et de réaliser la meilleure performance possible. Pour gagner il faut être complètement motivé, mais en même temps rester tranquille en soi-même. Je me sens meilleur quand je prends vraiment du plaisir dans une course et c’est là où je sors mes meilleurs résultats. Je redoute que mes jambes soient dans une mauvaise journée. Cela peut arriver à n’importe quel athlète de temps en temps.

 

Tes points forts et faibles ?

Je me considère plutôt fort dans les parties techniques et les descentes et perfectible dans les montées. C’est une chose à travailler cette année. Sur les distances, je ne sais honnêtement pas celles qui me conviennent le mieux. Peut-être les longs parcours, mais je ne me suis jamais vraiment entraîné pour plus que 40 km. Donc à voir dans le futur. Pour le moment, je me concentre sur les distances de 30 à 50 km.

 

Ton plus beau chemin couru, tes joies et déceptions ?

Côté chemin celui de la version ouest du Transalpine Run est pas mal ! L’une de mes grandes joies a été de pouvoir courir à nouveau après 9 mois de blessure en 2011. Grosse déception en 2003. Lors des mondiaux de montagne, j’ai perdu la peau sous mes deux pieds. Une grande souffrance et une frustration car sinon j’aurais bien fini.

 

Ta grande rencontre sur le plan humain, ta course préférée et rêve de record ?

Les rencontres les plus importantes dans ma vie sont personnelles. Celle avec ma femme, Carole et le bonheur au quotidien de voir grandir nos enfants : Elliot, bientôt 3 ans et Léonie, 7 mois.

Je n’ai pas encore de course préférée. Je prends plaisir à varier mon calendrier et à découvrir des nouveaux parcours. Cependant les Sky Races Italiennes, tel que Canazei, Grigne, Luglio… m’attirent beaucoup. Je rêve un jour, peut-être de parcourir toutes les montagnes d’Europe en une seule boucle !

 

Ton bilan 2011 ?

Mon objectif 2011 est vite devenu mon souci de me remettre d’une blessure au genou. Une fois réparé, courant juillet, j’étais au départ des Templiers. Je suis bien sûr très content de ma victoire, mais j’aurais bien aimé faire plus qu’une seule grosse course dans l’année ! En fin de compte j’ai couru quatre courses et obtenu quatre victoires. Finalement cela aurait pu être pire !

Ton calendrier 2012 ?

En 2012 je me concentre sur le trail français en ajoutant une ou deux belles courses dans les Alpes et sans doute les Pyrénées. Je participerai à des étapes de la National Trail Running Cup Salomon Endurance Mag et de la série d’Ultra SkyMarathon, en rajoutant d’autres trails qui m’inspireront. Mon but est de découvrir de nouvelles courses avec une bonne variation de profils. Parmi mes choix je peux citer les trails du Ventoux, de Sainte-Victoire, le Transvulcania, le Marathon du Mont-Blanc, l’Ubaye Salomon, Kima et les Templiers.

 

Tes données physiologiques ?

1,81 m, 61 kg, le matin, sans full english breakfast ! FCB / FCM : environ 35 à 185 bpm.

 

Ton entraînement, fréquence, contenu, motivation ?

Je cours normalement tous les jours de la semaine avec des journées de repos lors des compétitions ou récupérations. Jusqu’à maintenant j’ai travaillé à temps plein dans une société d’énergie renouvelable et souvent je me sers, comme entraînement, de mon trajet de 13 à 15 km entre mon domicile et mon travail en alternant vélo et course à pied.

J’estime mon total annuel à environ 300 à 400 heures, 5000 km, 5 à 100000 m de dénivelé, mais il faudrait que j’en fasse un peu plus, surtout en dénivelé !

Mon entraînement est varié et ciblé en fonction des courses visées. Le week-end j’emprunte assez souvent les sentiers des Alpilles, du Lubéron et du Ventoux, alors qu’en semaine je ne cours quasiment que sur du plat. Je n’ai pas d’entraineur, mais je sais que je peux demander des conseils fiables à mon père et à mon frère si je veux un avis externe. Je cours le plus souvent seul, ce n’est pas par préférence, mais simplement plus facile à organiser.

 

Ta diététique ?

C’est important de bien manger, car c’est à partir de ce qu’on met dans la bouche qu’est produite notre énergie. En même temps il faut se faire plaisir, et je ne vais pas passer ma vie à me priver de ce que j’aime, ce n’est pas le but. Je mange un peu de tout, j’adore surtout la nourriture indienne et mexicaine et si l’on regardait dans mon tiroir du bureau on trouverait toujours une bonne réserve de chocolat noir, essentiel pour le niveau de fer ! Comme pour mes courses, j’aime la variété sans trop prendre d’habitudes au quotidien.

Par contre, la veille d’une course je donne la priorité à ce qui se digère bien. Une bonne assiette de pâtes est classique, mais reste une bonne base. Pendant la course, surtout s’il s’agit d’une épreuve qui dure quelques heures, c’est très important de maintenir le niveau d’énergie et de rester suffisamment hydraté avec des liquides et sels du début à la fin. Je préfère ne pas trop perdre de temps en ravitaillement mais en même temps, j’évite de m’ajouter trop de poids supplémentaire. Les softflasks sont excellents de ce point de vue et il y a facilement la place dans la pochette des shorts Exo pour un softflask de 247 ml et 2 à 3 gels. C'est assez pour une à deux heures de course, selon les conditions.

Cette année je suis sponsorisé par GO2. Ils me fournissent en nutrition sportive et avec leur vaste gamme de produits je suis bien équipé. En compétition, j’utilise surtout des gels. Pour des longues sorties d’entrainement, je prends des boissons et pour la récupération des barres en protéine. Je n’oublie pas non plus des boissons énergétiques pour des sorties au soleil, une chose dont je n’avais pas besoin en Grande-Bretagne !

 

Tes raisons de choix Salomon, et rapport avec le matériel utilisé ?

Salomon propose des supers produits adaptés au trail et à la montagne. C’est une marque qui offre tout ce qu’il faut pour bien courir dans n’importe quelles conditions. En priorité je recherche la légèreté et le confort. Les chaussures, c’est la base. Du coup je suis un grand fan des FellCross et des SpeedCross. Depuis deux ans je me suis investi dans le développement de la FellCross S-Lab, avec Ricky Lightfoot, Salomon Royaume-Uni. C’est un travail très intéressant, avec, je pense, un produit superbe à la fin.

Je viens de mettre en place avec mon entreprise Eole-Res un accord de sponsoring. Il me permet un meilleur équilibre entre temps de travail, entraînements et vie familiale. Je vais bientôt avoir une fenêtre au milieu de la semaine pour sortir dans les montagnes. Je devrais ainsi pouvoir rapidement m’améliorer en montée, pas d’excuses ! GO2, et AltecSport, vente par internet de matériel de course à pied, sont également mes partenaires 2012.

 

Ton regard sur l’essor du trail, son organisation ?

S’il y a davantage de personnes en-dehors et sur les sentiers du monde c’est forcement une bonne chose. L’avenir du trail est très prometteur. Ce qui est important c’est que le trail offre une bonne variété de courses, afin de répondre au goût de chacun. En même temps il doit garder au maximum son esprit de nature et éviter le goudron et les trop larges chemins. Les meilleures courses explorent des endroits difficilement accessibles autrement qu’à pied et elles franchissent les sommets des véritables montagnes.

C’est vrai que l’univers de la course en nature serait peut-être moins confus et mieux réglé avec une seule association regroupant tout, l’opposé de la situation actuelle. Cependant il est impératif d’éviter l’imposition de règles qui pourraient engendrer une régulation du sport similaire à que ce qu’on a vu dans les championnats du monde de « course de montagne ». Organisés par le WMRA, ces championnats ont souvent des parcours qui ressemblent de plus en plus à des cross vallonnés, empruntant des parcs en ville et ils n’ont jamais lieu sur des montagnes. Ce qui n’enlève rien au respect que je porte à celles et ceux qui représentent leurs pays lors de ces championnats. Le niveau est vraiment impressionnant. Ce n’est juste pas de la vraie montagne !

 

Le trail running discipline olympique ?

Oui, le trail correspond mieux aux origines olympiques « Citius, Altius, Fortius ! » que certains autres sports qui en font partie. Les marathons n’ont pas toujours été courus sur du macadam tout plat, lisse et droit ! Mais, comme je l’évoquais ci-dessus, il faudrait laisser le sport dans son format actuel, sans ajout de règles spécifiques genre « pas plus de tant de pente sur tant de distance… » Pourquoi pas une Sky Race avec des sections de Via Ferrata au J O ? Je pense que le grand public prendrait plaisir à voir cela à la télévision!

 

Les primes de courses, la professionnalisation ?

Pour moi c’est cent pour cent normal que l’argent soit présent dans un sport populaire. Dans de nombreuses courses de trail on voit des milliers de personnes s’inscrire, des grandes marques attirées en sponsoring et une médiatisation importante. De plus en plus souvent, les organisateurs en tirent un salaire. Même si l’esprit du trail running reste très simple, ce n’est plus seulement un sport de bénévoles. Il est donc naturel qu’avec tout l’argent qui gravite autour, une partie aille aux sportifs. Après tout c’est souvent eux qui font le plus de travail. Je dis tout cela, mais quand j’ai commencé à courir l’argent n’a jamais été l’objectif dans mes choix, sinon j’aurais choisi un autre sport. Aujourd'hui, s’il n’y avait aucun sou dans le trail running, cela ne changerait pas le fait que je courre ni que je fasse des compétitions, mais c’est clair que je voyagerais moins et j’aurais des chaussures plus vieilles et les vêtements moins bien !

 

Tes conseils à un trailer, message à faire passer ?

Sortir et courir, c’est agréable. La priorité reste de prendre du plaisir dans ce que l’on fait, c’est le but du jeu.

 

Ton temps libre, loisir, autres passions ?

Avec deux jeunes enfants je passe beaucoup de mon temps hors boulot, compétition et entraînement avec ma famille. On aime voyager, camper, se balader. J’aime bien rouler un peu en VTT de temps en temps et prendre du temps à cuisiner et à bien manger le soir. J’aime aussi beaucoup écouter de la musique, mais très rarement quand je cours. Par contre j’ai tendance à mettre un peu la radio et des podcasts pour mes trajets à pied ou vélo entre maison et travail.

 

Les champions que tu admires ?

Le coureur que j’admire le plus est mon père. Il a été le premier à faire toutes les montagnes du Royaume Uni d’affilée, et il court toujours, quand il n’est pas en train de traverser divers pays à vélo avec ma mère. Tous sports confondus, j’admire Bradely Wiggins. Issu de la piste, il rivalise avec les meilleurs européens sur le Tour de France. Il montre également que c’est toute à fait possible d’arriver à ce niveau sans se doper, mais avec une pure détermination.

Je n’ai aucun regret vis-à-vis de mon choix de sport, mais c’est clair que si j’avais l’option d’être champion du monde de foot, prendre la retraite à 25 ans et ensuite me retourner vers la course à pied, ce ne serait pas si mal comme parcours de carrière !

 

Et si tu étais une montagne et chemin ?

Si j’étais une montagne je choisirais l’Inaccessible Pinnacle sur l’Isle de Skye en Ecosse. Comme cela j’aurais une belle vue d’une crête superbe et l’odeur de Talisker, un bon whisky, qui monte de la vallée.

Si j’étais un chemin je me répandrais partout où sont les grosses routes, afin que tout le monde soit obligé de se déplacer autrement qu’en voiture !

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