Catalogue 2016

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Meeting-de-Montreuil2-Crédit Photo: DPPI
Moins de 24 heures après son nouveau record de France du 100 m (9’’96 au meeting de Montreuil), le triple champion d’Europe revient sur sa course, détaille ses progrès et se projette sur l’avenir.

Christophe, comment s’est poursuivie votre soirée après votre deuxième place sur 100 m au meeting de Montreuil, derrière le Jamaïcain Yohan Blake, assortie d’un nouveau record de France ?
Elle a été tranquille. Je suis rentré à l’hôtel, j’ai dîné puis je suis allé me coucher. Et j’ai très bien dormi !


Meeting-de-Montreuil1-Avec le recul de ces dernières heures, comment analysez-vous votre course record ?
 Je dois reconnaître que je suis surpris du temps. Je ne m’attendais pas à avoir couru aussi vite, surtout dans ces conditions climatiques (il faisait 14° à Montreuil au moment du 100 m). Ma course a été seulement moyenne. Mes sensations avait été bien meilleures à Rome, le mois dernier (3ème en 10’’00). La preuve est faite que j’ai progressé, cette année, dans presque tous les secteurs. L’an passé, Yohan Blake m’avait devancé nettement au Meeting Areva (9’’95 contre 10’’09). Là, je suis à seulement 1/100ème.

Dans le détail, où se situent vos progrès ?
Un peu partout. Mon départ est meilleur. Ma technique est plus fluide. J’ai gagné en puissance, je pèse deux kilos de plus que la saison dernière (81/82 kg au lieu de 79 kg en 2010). Et j’ai amélioré ma fin de course, même si je manque encore de régularité dans cette portion du 100 m. Il m’arrive encore de me laisser aller à allonger la foulée, alors que mon coach, Pierre Carraz, me pousse à chercher une plus grande fréquence.

Ces progrès peuvent-ils vous permettre de viser une médaille aux Mondiaux de Daegu ?
C’est difficile à dire. Personne ne sait jusqu’où je peux aller. Si je continue à progresser au même rythme, je pense être capable d’accrocher bientôt le record d’Europe du 100 m (9’’86 par Linford Christie). Maintenant, je sais que tout peut arriver dans une finale mondiale. Je peux tout aussi bien exploser mon record et décrocher une médaille, ou manquer ma course et terminer 7ème ou 8ème. Une chose est sûre, il faudra aller très vite cette année pour atteindre la finale. Les chronos sont déjà très bas sur 100 m. Inconsciemment, cette concurrence m’a sans doute un peu poussé à aller aussi vite si tôt dans la saison.

Comment va s’organiser la suite de votre saison ?
Je dois courir à Stockholm, où il est possible que je double 100 et 200 m, à Lausanne, à Paris le 8 juillet face à Usain Bolt sur 200 m, aux championnats de France et enfin à Monaco. Mon mois d’août sera ensuite consacré à l’entraînement, à Aix-les-Bains, avant de partir à Daegu.

Vous doublerez à Daegu ?
En principe, oui. La décision n’est pas encore tout à fait définitive. Mais je suis prêt à le faire.


*ASICS accompagne Christophe Lemaître depuis 5 ans.