Catalogue 2016

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2017 Paris Ekiden 2 crédit photos PhotoRunningTexte : Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
crédit photos : © PhotoRunning

La cinquième édition du marathon en relais organisé par la Fédération Française d’Athlétisme s’est déroulée ce dimanche dans des conditions idéales, sous le soleil et sur un parcours séduisant tracé en bord de Seine. Près de 1400 équipes ont pris le départ de la course, qui a été remportée par Unirun chez les hommes, Barbès Runners and co chez les femmes et le Racing Club de France Issy Avia au classement mixte. Point commun à tous les collectifs : le plaisir d’être réuni autour d’un objectif commun, dans une ambiance conviviale.

« On voit souvent la course à pied comme un effort solitaire. Mais là, c’est l’athlétisme solidaire, quelle que soit notre spécialité. » Jean-Damascène Habarurema, penché quelques secondes plus tôt sur la barrière pour encourager son coéquipier d’Unirun en train d’en finir comme sixième relayeur face à la Tour Eiffel, est radieux. L’international sur marathon vient de remporter l’Ekiden de Paris pour la deuxième année consécutive avec son équipe, en 2h14’33’’. Un chrono supérieur à son record personnel sur la distance (2h12’40’’ en 2013). Qu’importe, le Franco-Rwandais prend le temps de savourer ce bonheur partagé : « Ça n’a pas été facile, retrace-t-il. Il y avait quand même pas mal d’équipes assez fortes. La stratégie était de partir très vite. Tout le monde a fait son boulot et la chance nous a souri. On avait envie d’être ensemble aujourd’hui, de nous retrouver avec un objectif commun », poursuit le membre de l’association nordiste.

Comme tous les participants, Jean-Damascène Hababurema a pu profiter d’un parcours en bord de Seine séduisant, offrant une vue imprenable sur la Vieille Dame de fer et l’esplanade du Trocadéro. Le tout arrosé d’un beau soleil, le marathon en relais de la capitale étant définitivement béni des dieux de la météo. « Il y avait une bonne ambiance et on a été encouragés pendant tout le relais, apprécie Myriam, qui représentait une des cinquante-cinq équipes engagées par le groupe La Poste. C’était ma première course et c’était super sympa avec la Tour Eiffel. » A l’image de ses coéquipiers, elle retient avant tout les vertus collectives de l’Ekiden, qui ont permis de créer de nouveaux liens entre salariés : « On a suivi des entraînements communs une fois par semaine. On ne bosse pas tous ensemble au quotidien, donc cette course était l’occasion d’apprendre à mieux se connaître et de casser les barrières pour travailler sur des projets transversaux. »

2017 Paris Ekiden 1 crédit photos PhotoRunning

Mélange de générations
Même sentiment pour le Racing Club de France Issy Avia, vainqueur du classement mixte en 2h26’45’’ en mêlant anciens, comme l’ex-international sur 800 m Abdeslam Merabet, et jeunes pépites, à l’image d’Alizée Benaiteau, sélectionnée chez les juniors l’an dernier lors des Europe de cross, alors qu’elle était encore cadette. « Ça fait plaisir, on s’est battu les uns pour les autres. Les courses par équipes créent une nouvelle émulation, explique le premier nommé. Et puis, ça permet d’être mélangé à la nouvelle génération ! » Une relève incarnée par Bénaiteau, qui a abordé l’Ekiden sans aucune pression : « J’étais plus détendue que d’habitude. Et à chaque fois que j’avais un coup de mou, je me souvenais qu’il y avait une équipe derrière. »

A voir leur sourire et leur enthousiasme sur le podium, les autres équipes vainqueurs se sont appuyées sur les mêmes valeurs. Un pari gagnant pour les Barbès Runners and co, premier collectif féminin en 2h51’07’’, avec un peu plus de deux minutes d’avance sur le Paris Université Club, premier club FFA en 2h53’10’’. Chez les hommes, Adidas Runners n’est pas passé loin de priver Unirun d’un deuxième trophée, avec une superbe deuxième place en 2h14’49’’ mais un premier rang de club FFA. Côté entreprises, c’est Unité Postale qui a été sacrée, en 2h30’18’’, alors que le challenge interfédérations a récompensé la Fédération Française de Gymnastique en 3h07’49’’.