Catalogue 2016

133094

recherche

Coupe de France Triathlon 2016 La Roche sur YonZoneCourse.com était présent sur la coupe de France des clubs 2016, à La Roche sur Yon. Pour l’occasion, la comité Régional de Vendée innovait, en proposant une épreuve en semi-indoor. Entendez par là que la natation allait se dérouler dans un bassin de 40 mètres, monté pour l’occasion, dans le Vendéespace, grand complexe sportif et culturel.

Que dire de cet événement ? Tout d’abord qu’il fallait oser, car dans le contexte actuel, avec les garanties à apporter en terme de sécurité, et le choix de faire partir en même temps le duathlon et le triathlon, et sur la même journée, les Masters, qui courent généralement en deuxième journée, c’était un programme très chargé.
Au final, les athlètes semblent avoir apprécié l’événement. Tout d’abord pour la nouveauté, mais aussi parceque l’organisation est une réussite, le contrat a été rempli. Et puis, la coupe de France reste la coupe de France, dernière épreuve de l’année, par essence festive.


Mais quand on creuse, cette coupe de France ne ressemblait à aucune autre.
La veille de course tout d’abord, tous les concurrents qui ont voulu repérer le parcours ont été bien embêtés, puisqu’aucun marquage ne figurait au sol. Difficile donc d’avoir une idée claire du parcours. Du rarement vu sur une Coupe de France.
Le samedi, belle ambiance pour le public dans le Vendéspace, pour voir évoluer les équipes en natation. 4 écrans géants allaient permettre de voir en direct les horaires de départs, et les classements en « live ». Promesse non tenu, car jamais le chronométreur n’aura pu se connecter au système du Vendéspace. Dommage.
Ce qui fait l’ambiance de la Coupe de France, se sont les transitions, la ligne d’arrivée, et les copains qui encouragent sur le parcours, puisque tout le monde ne part pas à la même heure. Ici, difficile pour le public de visualiser tout cela, puisque l’aire de transition T2 (transition vélo – course à pied) était déserte, sans animateur et sans infos sur les temps intermédiaires, que les duathlètes arrivaient en T2 avec leurs vélos, alors que les triathlètes y arrivaient sans leur vélo, qu’ils avaient dû déposer avant d’entrer dans la salle, transformant leur T2 en T3 finalement.
Encourager sur le parcours pédestre nous a été impossible, puisque l’accès fut tout simplement fermé au public. Quant à la ligne d’arrivée, il fallait pour la voir, retourner dans le Vendespace, où les animateurs, n’ayant aucun retour sur les classements, ne pouvaient commenter que peu de choses.

Au final, le challenge d’organiser en Indoor est bel et bien réussi, mais l’ambiance Coupe de France n’était pas au rendez vous.

Le soir, nous étions également présents au « Triathlon Show ». Un spectacle dont nous ne connaissions pas la teneur lors de la réservation. Au final, il s’agissait de payer pour voir « des athlètes de niveau mondial » (en fait, les mêmes qui avaient couru 4 heures avant), faire des multi enchainements. Le spectacle se déroula en 3 actes, entrecoupés d’une vidéo promotionnelle de la FFTRI. Le speaker espérait ensuite que « ces images allaient déclencher des vocations, et que nous allions sauter le pas pour prendre une licence ». Problème, les 400 personnes dans la salle sont des triathlètes… Peut-être le show fut-il une erreur de cible. Bravo toutefois aux 10 athlètes qui ont, pour le coup, joué le jeu et fait « le show ».

En ayant mis dans le programme du samedi 3 des 4 coupes de France, il ne restait qu’un titre à décerner le dimanche. Le site et le Vendéspace étaient surdimensionnés pour accueillir le faible nombre de participants.

L’histoire retiendra que POISSY aura fait le grand Chelem, remportant la course sénior hommes et femmes, et donc la Coupe de France, mais également la Coupe de France Jeunes du dimanche, tout cela après les titres en D1 des équipes masculines et féminines. Difficile de mieux faire !

Cette coupe de France  aura donc été un lourd challenge pour l’organisation, qui aura représenté deux années de préparation.
Il fallait oser. Ils l’ont fait. Une organisation différente, c’est aussi parfois faire naitre de nouvelles idées.