Catalogue 2016

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GP-FFTRI-NICE-LUIS CAPPrésentation de la Finale du Grand Prix FFTRI 2014 à Nice

Photo: T.DEKETELAERE / Triathlète Mag
Après les quatre premiers actes à Dunkerque (25 mai), Valence (8 juin), Embrun (10 août) et Quiberon (6 septembre), Nice accueille la dernière étape du Grand Prix F.F.TRI. pour la recherche sur le cancer. Les nouveaux champions de France des clubs seront connus à l’issue de cet ultime rendez-vous de la saison. Si chez les hommes, le suspense est limité, rien n’est joué chez les femmes. La promesse de belles luttes.

 

  • Le point chez les hommes

 

Vainqueur à Valence, Embrun et Quiberon, et deuxième lors de l’ouverture à Dunkerque, Sartrouville ne devrait pas laisser filer son sixième titre depuis 2001. Déjà sacrés en 2001, 2006, 2009, 2010 et 2011, les Yvelinois, deuxièmes l’an dernier pour seulement deux points, semblent intouchables.

NICE-grand-prix-2014-1Une septième place suffirait même pour assurer le titre. « A moins d’une catastrophe ça devrait bien se passer, confirme Denis Véron, président de la Green Team. Je serais deuxième à 14 points, je dirais que c’est mission impossible. Mais vu que nous sommes devant, je préfère être prudent. Depuis 2000, Sartrouville n’a jamais été au-delà de la quatrième place du général. Et l’année prochaine nous serons également présents chez les filles puisque notre équipe féminine, créée en 2013, a remporté le titre de D2. » Pour assurer son couronnement, Sartrouville se présentera à Nice avec le champion du monde espagnol Javier Gomez Noya et son dauphin Mario Mola. Avec en plus David Hauss, de retour après une opération (pubalgie) et le Sud-africain Richard Murray, huitième mondial, difficile de trouver un autre favori.

 

Champions lors des deux dernières saisons, Les Sables-Vendée Triathlon, vainqueurs à Dunkerque et deuxièmes à Quiberon, voudront assurer leur deuxième place face à leurs voisins de Saint-Jean-de-Monts Vendée Triathlon.

 

  • Le point chez les femmes 

 

Ils seront trois pour un titre. Vainqueur des deux dernières étapes à Embrun et Quiberon, le TCG 79 Parthenay s’est emparé de la tête du classement devant Poissy et Tri Val de Gray, à égalité de points. Avec seulement 5 points d’avance, les demoiselles de Parthenay disposent d’un petit joker. Avec le coefficient 1,5 de cette dernière course, une deuxième place leur suffit en effet pour décrocher leur premier titre. Jacky Baudrand (président du TCG 79 Parthenay) : « C’est bien parti mais il faut rester prudent. Il y a de nombreuses incertitudes et tout peut arriver. D’autant plus que nous serons privés de quelques éléments comme Audrey Merle partie sur la Coupe du Monde à Alanya. La priorité absolue du TGC 79 Parthenay a toujours été d’accompagner les athlètes dans leur projet et celui d’Audrey passe par cette Coupe du monde et nous respecterons donc notre accord. Nous partirons normalement avec Laurie Belkadi, les Espagnoles Ainhoa Murua, Marina Damlaincourt et une autre triathlète à déterminer. Notre objectif était de remporter une victoire individuelle et une par équipe. Nous sommes donc déjà au-dessus de ces objectifs. Mais c’est vrai qu’après avoir terminé deux fois deuxième, remporter le titre aurait de l’allure. »

 

Championnes de France des clubs en 2011, 2012 et 2013, vice-Championnes de France en 2009 et 2010, les Pisciacaises, victorieuses à Valence, deuxièmes à Quiberon et troisièmes à Embrun, ne sont évidemment pas prêtes à renoncer à leur couronne.  Avec Jessica Harrison (championne de France depuis 5 ans), Alexandra Cassan-Ferrier, Cassandre Beaugrand (vice-championne du Monde juniors), la Brésilienne Pamela Olivera (5e à Quiberon) et la Néo-zélandaise Andrea Hewitt, n°3 mondiale, elles seront les favorites. « Nous n’avons plus notre destin entre nos mains mais nous jouerons le jeu à fond, avance Cédric Déanaz, directeur sportif de Poissy. Nous aurons une équipe très compétitive mais nous dépendrons du résultat de Parthenay qui a fait une très belle saison. »

Quatrième en 2013, le Tri Val de Gray, trois fois sur le podium cette saison dont une fois sur la plus haute marche à Dunkerque fin mai, devrait obtenir son meilleur résultat. Même si l’ambition de début de saison se résumait à un top 5 final, le podium est tout proche. Le club de Haute-Saône s’en contenterait largement. « Comme souvent en fin de saison, il est difficile de faire revenir toutes les stars, explique le président Stéphane Catalot qui devra se priver de la championne du Monde américaine Gwen Jorgensen. Notre équipe sera solide mais pas aussi forte que d’habitude. On va déjà essayer de s’accrocher à cette 3e place et éviter le retour d’Issy. Avec deux victoires individuelles (Gwen Jorgensen à Dunkerque et Barbara Riveros à Embrun) et une victoire collective à Dunkerque, nous sommes déjà bien au-delà de nos objectifs. »

 

Championnat de France individuel, Vincent Luis et Cassandre Beaugrand en favoris

 

Comme en 2013, l’épreuve de Nice accueillera également le Championnat de France individuel. Sacrés sur la Promenade des Anglais l’an dernier, Vincent Luis (Sainte-Geneviève-des-Bois) et Jessica Harrison (Poissy), couronnée pour la cinquième fois d’affilée, seront présents pour défendre leur titre. L’opposition devrait venir pour Luis, sixième mondial, du champion du Monde U23 2013, Pierre Le Corre (Les Sables Vendée, 2e l’an dernier à Nice), d’Aurélien Raphaël (Poissy), de David Hauss (Sartrouville, 4e des Jeux Olympiques de Londres) ou encore d’Anthony Pujades (Vitrolles). Attention aussi à Tony Moulai (Poissy) qui, à 38 ans, rêve de tirer sa révérence sur un exploit et qui a particulièrement bien préparé le rendez-vous. Chez les femmes, même si elle n’est encore que cadette, Cassandre Beaugrand (Poissy), vice-championne du monde juniors, s’affiche comme la grande favorite sur un format qui lui convient parfaitement.

 

Les membres de la jeune garde tricolore particulièrement brillante sur la scène internationale ces dernières semaines, seront en revanche absents. La Coupe du Monde ITU d’Alanya (Turquie) doit en effet leur permettre de glaner des points en vue de la qualification pour les Séries Mondiales WTS et donc pour les Jeux Olympiques. Dorian Coninx (champion du Monde U23) et Raphaël Montoya (champion du Monde junior) chez les hommes partiront donc en Turquie tout comme Audrey Merle, vice-championne d’Europe junior (3e des Mondiaux junior) et gagnante individuelle à Quiberon, Emmie Charayron (Sartrouville), championne de France U23 en titre et Léonie Periault (Issy-les-Moulineaux), vice-championne d'Europe U23, troisième l’an dernier à Nice, chez les femmes.

 

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