Catalogue 2016

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David-Hauss---Finale-WTS-Londres-2013---credit-TribalsportFinale WTS - Etape de Londres

Sur le parcours des derniers Jeux olympiques, Londres accueille la finale des World Triathlon Series (WTS) qui désignera les nouveaux champions du monde. Si les Bleus présents à Hyde Park ne peuvent plus espérer figurer au sommet du classement général, ils comptent néanmoins briller dans l’épilogue de la saison. En U23 (les moins de 23 ans), Pierre Le Corre se présentera parmi les favoris pour le titre mondial. Les juniors pourraient également apporter de belles satisfactions.

 

 

Beaucoup de souvenirs et d’images risquent de repasser dans les esprits de tous les triathlètes présents cette semaine à Londres. Un an après les fastes olympiques, les meilleurs mondiaux se retrouvent de jeudi à dimanche pour la finale du circuit World Triathlon Series. Sur le circuit qui consacra l’an dernier Alistair Brownlee, la lutte sera âpre pour le titre mondial entre les deux frères Brownlee et l’Espagnol Javier Gomez. Respectivement quatrième, cinquième et onzième lors des JO, David Hauss (EC Sartrouville), Laurent Vidal (Triathlon Club de Liévin) et Vincent Luis (Sainte-Geneviève-des-Bois Triathlon) seront une fois encore de la partie. En période de régénération cette saison, Vidal et Hauss voudront jouer les arbitres. Huitième et meilleur tricolore du classement des Championnats du monde avant cette finale, Laurent Vidal a montré une bonne régularité (4e à Auckland, 7e à Madrid, 8e à Stockholm). Cinquième à Stockholm, Vincent Luis est lui aussi revenu à la hauteur des meilleurs.

 

« Les objectifs seront hauts, confie Pierre Houseaux, entraîneur de l'équipe de France. Les deux dernières courses ont permis de voir des choses intéressantes. Il y a une bonne dynamique entre les jeunes et les anciens. Nous avons effectué cet été un stage en altitude à Font-Romeu de trois semaines à un mois selon les athlètes. A Londres, nous serons à 21 jours après la descente ce qui devrait permettre d’être au mieux et de remonter en puissance. David et Aurélien ont été un peu malades ces derniers jours mais ça va mieux. »

 

Les trois Olympiens seront accompagnés d’Aurélien Raphaël (Poissy Triathlon) en pleine progression depuis plusieurs mois à l’image de ses quatrième et septième places à Stockholm et Hambourg. « Aurélien a les dents longues, prévient l’entraîneur des Bleus. Il a passé un cap dans sa tête et reste très lucide sur la suite de sa carrière. Son plan est tracé pour les 4 ans à venir avec Rio en ligne de mire. »

 

Les Tricolores présents à Londres seront une fois encore confrontés à l’hégémonie des Brownlee, archi dominateurs sur le circuit depuis trois saisons. « Évidemment ils sont très forts, constate Pierre Houseaux. Mais personne dans l'équipe de France ne se met de limite et pense qu’ils sont imbattables. Le but est de tout mettre en œuvre pour être les meilleurs quels que soient les adversaires. Cela pousse tout le monde vers le haut. » Dans la course féminine, où trois demoiselles sont à la lutte pour le titre mondial, sera la seule Tricolore au départ. Septième à Auckland en début de saison, 10e à Madrid, Jessica Harrison , britannique d’origine, aura forcément à cœur de réaliser une course pleine sur un circuit où elle avait pris l’an dernier la 9e place olympique. « Après ma première place au GP de Sartrouville le weekend dernier je pars à Londres avec un bon capital confiance, estime Jessica. Maintenant je sais que pour jouer une place sur le podium il va falloir que j'essaye de provoquer les choses avant la course à pied. Londres sera certainement ma dernière course internationale donc j'ai très envie de finir sur quelques chose de bien. Je profite pour remercier tout l'encadrement et mes copains de l'équipe de France pour tous ces moments inoubliables passés ensemble. »

 


U23 : Les espoirs de Pierre Le Corre

 

« J’y vais pour gagner ou au pire faire un podium. » Les ambitions de Pierre Le Corre (Les Sables Vendée Triathlon) sont clairement affichées. A 23 ans, le jeune tricolore peut en effet lorgner le titre mondial. « J’ai terminé quatrième les deux dernières années alors je vise forcément mieux. Je pars avec le dossard n°1 et je vais essayer d’assumer. Mes rivaux devraient être l’Espagnol Alarza, deuxième l’an passé, le Britannique Bishop, en bronze l’an dernier, le Suisse Salvisberg et quelques Australiens. Mais si je suis dans un bon jour, je devrais pouvoir faire quelque chose. Je suis monté en puissance ces dernières semaines après un début de saison perturbé par les blessures et par mes partiels (Pierre est en école de commerce). L’objectif de l’année, c’est jeudi. Le scénario idéal serait une grosse natation afin de partir avec les Russes dans un groupe de 5 ou 6 et poser le vélo avec deux minutes d’avance. Mais je suis prêt pour tous les scénarios. Ça ne sert à rien d’écrire le film avant car ça ne se passe jamais comme on le rêve. » Neuvième à Stockholm, lors de la dernière étape de la WTS, Pierre Le Corre dispose du potentiel pour devenir l’un des meilleurs triathlètes du monde. « Sur le papier, il sera difficile à battre, estime Pierre Houseaux. Il a un gros truc à jouer et il a conscience que ce championnat U23 est un passage pour entrer dans la cour des grands comme l’ont fait des grands noms auparavant. Il a tout pour réussir. Je ne lui vois pas de limite. A pied, il peut être monstrueux et en vélo il est très solide. Il n’a pas de faille. D’un point de vue mental, c’est un artiste, jamais du genre à stresser. Le plus gros adversaire de Pierre, c’est lui-même. Mais c’est aussi ce qui fait sa force. »

 

Dans la course féminine U23,  Emmie Charayron (EC Sartrouville), championne du monde et d’Europe juniors 2009, championne d’Europe Elite 2011 (médaillée de bronze en 2012), sera la seule représentante française et aura à cœur d’effacer une saison 2013 délicate. « Elle doit retrouver le chemin de la performance, estime Pierre Houseaux. En participant à la course U23, elle a une opportunité d’aller chercher un titre ou une médaille. »

 

Chez les juniors, Dorian Coninx (Valence Triathlon) partira parmi les favoris après son titre de champion d’Europe juniors décroché cet été en Turquie et sa belle 6e place lors du Grand Prix F.F.TRI. de Sartrouville. Vice-champion d’Europe de la catégorie, son coéquipier Raphaël Montoya (EC Sartrouville) peut lui aussi afficher de belles ambitions. « On peut mettre une pièce sur Dorian, prédit Pierre Houseaux. Mais Raphaël peut lui aussi aller chercher un podium. Ce sont deux athlètes qui vont rapidement intégrer les bancs du groupe Elite. Leur chemin est tracé. » Du côté des filles, Léonie Periault (Issy Triathlon), vice-championne d’Europe et Cassandre Beaugrand (Saint-Raphaël Triathlon), vainqueur de la Coupe d’Europe juniors à Eton, présentent également de beaux arguments. « Je n'aime pas trop me fixer d'objectif, on verra bien le jour de la course mais un top 5 voire mieux me satisfera mais une chose est sûre je serai une tueuse... », avance Léonie. « Mon but sera d'enrichir mon expérience, je ferai de mon mieux et on verra ce que cela donnera ! », explique sagement Cassandre.

 


Paratriathlon, Londres sur la route de Rio 2016

 

Pour la première fois au programme des Jeux paralympiques de Rio en 2016, plusieurs Tricolores seront au départ des championnats du monde à Londres. Sélectionneur de l’équipe de France, Nicolas Becker a placé ses espoirs en Geoffrey Wersy (TRI3 – Stade Poitevin), Yannick Bourseaux (TRI4 – TAM), Stéphane Leroy (TRI 5 – Aquavelopode), Arnaud Grandjean et Julien Hervio (TRI 6b + guide – Issy Triathlon), Stéphane Bahier (TRI2, Ernée Triathlon 53).

 

Arnaud Grandjean et Julien Hervio : « Ce championnat du monde constitue le point d'orgue de notre première saison de triathlon. Depuis Alanya (championnat d'Europe et 1er triathlon pour nous deux), nous nous sommes préparés de manière à gommer nos points faibles (natation et transitions) et nous avons commencé à prendre de l'expérience notamment grâce aux conseils avisés de Nicolas (Becker), des autres membres de l'équipe de France. Notre objectif est de finir dans les 5 premiers. Ceci suppose de ne pas perdre trop de temps en natation et de bien enchaîner derrière, en particulier la partie vélo qui est notre spécialité. Quoi qu'il arrive nous ferons en sorte de représenter dignement les couleurs françaises en donnant le meilleur de nous-mêmes. »

 

Yannick Bourseaux : « Depuis les championnats d'Europe, j'ai fait du bon travail à l'entraînement dans les 3 disciplines et je pense être aujourd'hui dans un état de forme que je n'avais pas atteint depuis longtemps. J'espère ne pas être aussi loin à la sortie de l'eau que je l'étais aux Europe, et cela passera par un bon "start" en donnant le maximum jusqu'à la 1ère bouée... »


Nicolas Becker  (entraîneur):
« Pour la première fois une équipe de France Paratriathlon a été sélectionnée pour la grande finale mondiale. Si certains comme Yannick Bourseaux (champion du Monde TRI4 en titre) et Geoffrey Wersy (3e TRI3 à Auckland en 2012) sont déjà expérimentés à ce niveau, il y a des novices. Arnaud Grandjean (TRI 6b avec son guide Julien Hervio) est plus habitué aux épreuves internationales en paracylisme. Stéphane Leroy (Champion de France et Champion d’Europe TRI5 cette année) quant à lui disputera son premier Championnat du Monde et tentera de faire la passe de trois ! Après une campagne européenne satisfaisante (1 titre, 1 deuxième place et 2 quatrièmes places à Alanya) le groupe a bien progressé cet été. De plus, il faut compter sur le retour de Stéphane Bahier (Champion du monde TRI2 en titre) pour renforcer l’équipe. Cela dit pour tous il va s’agir d’une épreuve à part puisque jamais un nombre si important de paratriathlètes ne s’est retrouvé au départ d’un grand championnat. La réforme des catégories par l’ITU est prévue cette hiver ce qui modifiera sans doute le rapport de force en perspective de RIO 2016… En attendant les français sont en mesure d’aller chercher des podiums à Londres alors GO FOR IT ! »

 

Classement du Championnat du monde (après 7 épreuves sur 8)

HOMMES.- 1. Alistair Brownlee (GBR), 3140 pts ; 2. Jonathan Brownlee (GBR), 3085 ; 3. Javier Gomez (ESP), 3020 ; 4. Mario Mola (ESP), 2699 ; 5. Richard Murray (AFS), 2501 ; … 8. Laurent Vidal (FRA), 1867 ; 12. Aurélien Raphaël (FRA), 1544 ; 15. Vincent Luis (FRA), 1364 ; 22. Pierre Le Corre (FRA), 967 ; 35 Tony Moulai (FRA), 643 ;

FEMMES.- 1. Gwen Jorgensen (USA), 3033 pts ; 2. Anne Haug (ALL), 3025 ; 3. Non Stanford (GBR), 3020 ; 4. Jodie Stimpson (GBR), 2855 ; 5. Andrea Hewitt (NZL), 2309 ; … 14. Jessica Harrison (FRA), 1442 ; 53. Emmie Charayron (FRA), 260.

Règlement : Le classement final s'effectue par l'addition des quatre meilleurs résultats de la saison et de la grande Finale de Londres. Pour cette Finale, les points sont majorés. Le vainqueur remporte 1200 points (contre 800 pour les autres manches de la WTS). Le reste du barème est le suivant : 2e, 1100 pts ; 3e, 1027 pts ; 4e, 950 pts ; 5e, 879 pts ; 6e, 813 pts ; 7e, 752 pts ; 8e, 695 pts ; 9e, 643 pts ; 10e, 595 pts etc. (Les 50 premiers marquent des points) 

 

Programme

  • Jeudi 12 septembre : Championnat du monde juniors femmes (9 heures, heure française) et hommes (11 heures, heure française) et Championnat du monde U23 femmes (13 heures, heure française) et hommes (16 heures, heure française)
  • Vendredi 13 septembre : Championnat du monde de paratriathlon
  • Samedi 14 septembre : Finale WTS femmes, à 9h30 (heure française)
  • Dimanche 15 septembre : Finale WTS hommes, à 14h30 (heure française)

 


World Triathlon Series

6-7 avril : Auckland, Nouvelle-Zélande
19-20 avril : San Diego, États-Unis
11-12 mai : Yokohama, Japon
1er - 2 juin : Madrid, Espagne
6-7 juillet : Kitzbühel, Autriche
20-21 juillet : Hambourg, Allemagne
24-25 août : Stockholm, Suède
11-16 septembre : Grande finale, Londres, Grande Bretagne