Catalogue 2016

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Meeting AREVA : deux Supermen au stade de France !

 

A un peu moins de six semaines de l'évènement, les contours du MEETING AREVA 2013 se dessinent avec une plus grande précision. L'étape française de l'IAAF Diamond League, organisée samedi 6 juillet au Stade de France, avait déjà la certitude de compter parmi ses stars le Jamaïcain Usain Bolt, engagé sur 200 m.

Elle bénéficiera également de la présence de deux des leaders de l'athlétisme français, le perchiste Renaud Lavillenie, champion olympique à Londres, et le sprinter Christophe Lemaitre, médaillé de bronze mondial sur 200 m en 2011.

Le premier poussera la porte du Stade de France, samedi 6 juillet, avec l'ambition avouée d'ajouter une cinquième victoire consécutive à sa série de succès au MEETING AREVA. Il n'aura pas à repousser les assauts des perchistes allemands, retenus le même jour dans leur pays par les championnats nationaux, mais il devra se méfier de l'Américain Brad Walker, le meilleur performer mondial de la saison avec 5.83 m, du Grec Kostandinos Filippidis, vainqueur en Diamond League le 10 mai à Doha avec 5.82 m, et du Britannique Steven Lewis, 5ème aux Jeux de Londres.

Pour Christophe Lemaitre, la tâche s'annonce nettement plus compliquée. Le Savoyard déroulera sa longue foulée dans un 200 m d'une densité rarement rencontrée sur un meeting, six des huit athlètes ayant réalisé 19''86 ou moins au cours de leur carrière. En tête de liste, Usain Bolt, le recordman du monde (19''19). Puis, dans l'ordre des bilans tous temps, Christophe Lemaitre (19''80), le Jamaïcain Warren Weir (19''84), son compatriote Nickel Ashmeade (19''85), le Néerlandais Churandy Martina (19''85) et enfin le Jamaïcain Jason Young (19''86).

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Autres noms dévoilés par Laurent Boquillet, le directeur de l'épreuve : Kirani James, le champion olympique et mondial du 400 m, engagé sur le tour de piste et le Français Mahiedine Mekhissi-Benabbad, double médaillé olympique sur 3 000 m steeple, en piste avec l'ambition de s'offrir le record d'Europe de la discipline (8'01''18), détenu depuis 2009 par son compatriote Bouabdellah Tahri. « Notre objectif est de présenter dans toutes les épreuves le champion olympique ou mondial. Nous les aurons presque tous. »

Côté billetterie, l'horizon se révèle également très dégagé. « Nous nous situons actuellement dans une courbe qui devrait nous amener à atteindre les 50 000 spectateurs », suggère Laurent Boquillet. La présence d'Usain Bolt permettrait de vendre environ 10 000 places supplémentaires.

En prime, une opération "Tous au MEETING AREVA" a été mise en place à l'initiative d'AREVA pour que 10 000 jeunes spectateurs puissent venir au Stade de France.

Christophe Lemaitre « J'aimerais être invisible »

Comment jugez-vous votre début de saison ?

CL : Ma préparation se déroule très bien. Je n'ai pas changé mon entraînement, par rapport à l'an passé. J'effectue à peu près le même nombre de séances. Mes sensations sont bonnes, le travail a été bien fait. Mais je n'ai pas encore réussi, jusqu'à maintenant, à traduire tout cela sur la piste en compétition. Je ne m'inquiète pas, car j'ai toujours comme objectif d'arriver à mon top de forme pour le grand championnat, donc plus tard dans la saison. Mais j'aimerais me rapprocher des 10''10 au 100 m, histoire de me rassurer. Sur 200 m, le meeting de Montreuil, lundi 3 juin, me permettra peut-être d'abaisser mon chrono, fixé à 20''35.

Concourir au Stade de France, dans une enceinte aussi vaste, constitue-t-il à vos yeux un avantage ?

CL : Lorsque je cours en France, je préfère le faire dans un grand stade. Je sens le public derrière moi, qui me pousse. Et j'ai toujours plutôt bien réussi au Stade de France. J'y ai conservé d'excellents souvenirs. J'aurais rêvé de participer aux Mondiaux 2003, sur cette piste. A l'époque, j'ignorais tout de l'athlétisme. Mais il est probable que je n'aurai pas la chance de vivre un tel évènement à domicile avant la fin de ma carrière.

La campagne de promotion de l'édition 2013 vous montre en Superman de l'athlétisme. Quel pouvoir aimeriez-vous posséder ?

CL : Courir encore plus vite. Voler, également. Mais, surtout, être invisible. Quand j'étais gamin, je rêvais de pouvoir me rendre invisible pour pouvoir me cacher après une bêtise !

Renaud Lavillenie « J'aimerais être Superman »

Comment jugez-vous votre début de saison ?

RL : Je suis satisfait de ma préparation. A Forbach, dimanche dernier, je n'ai sauté que 5.45 m, mais les conditions climatiques étaient vraiment très difficiles. Et j'ai utilisé un élan réduit. Je pars à Eugene, mercredi 29 mai, pour y disputer le concours du meeting de la Diamond League, sur un sautoir où le record se situe à 6,03 m. J'y viserai la meilleure performance mondiale (5,83 m par Brad Walker). Mais je suis surtout impatient d'arriver en juillet, une époque où je saute plus haut. Au MEETING AREVA, notamment, où mes sensations sont toujours excellentes.

Concourir au Stade de France, dans une enceinte aussi vaste, constitue-t-il à vos yeux un avantage ?

RL : La pression y est plus forte. En tant que Français, je m'interdis de connaître la défaite. Mais je prends cette situation du bon côté, pour en tirer un avantage. En bout de piste, je me sens galvanisé par l'enjeu, le public, le stade... Je considère que sauter dans un gros meeting à domicile est une chance dont il faut profiter.

La campagne de promotion du MEETING AREVA 2013 vous montre en Superman de l'athlétisme. Quel pouvoir aimeriez-vous posséder ?

RL : Justement, j'aimerais être Superman, pour sauter encore beaucoup plus haut que 6 m. Mais, plus sérieusement, je pense que nous possédons déjà, nous les athlètes, des dons humains très satisfaisants.